Éditions Fradet
 


Dernière mise à jour :
20/12/2014

VIENT
DE PARAÎTRE


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Le Poilu Troglodyte
Chronique de la vie ordinaire
dans les tranchées
de Champagne
et d’ailleurs en 14-18

par Dominique Fradet







 


Le Poilu, Journal des Tranchées de Champagne

    Journal humoristique, littéraire, artistique de la vie des Troglodytes conçu sur le front de Champagne à l’initiative du médecin-chef du 108e régiment d’infanterie territoriale, Aristide Vève, Le Poilu fut un des tout premiers canards à éclore dans les tranchées françaises en 14-18. Gaieté de rigueur !

15 DÉCEMBRE 1914 : LA NAISSANCE DU POILU
    Le numéro 1 avait de l'allure. L'imprimerie de l'Union Républicaine, à Châlons-sur-Marne, avait fait du bon travail. Mais le lecteur était prévenu : Le Poilu «paraîtra quand il pourra et où il pourra».

SUCCÈS IMMÉDIAT
    Le numéro «un», pouvait bientôt se réjouir Aristide Vève, tira timidement à cinq mille : le numéro «deux» vaillamment à huit mille et le numéro «trois» victorieusement à douze mille.» Le Poilu était lancé. On parlait de lui dans la presse, dans Le Figaro, L'Écho de Paris, Le Cri de Paris, Le Progrès, etc.

JUIN 1915...
   Le lecteur était prévenu au départ. Le Poilu paraîtrait où il pourrait. De fait, après avoir déménagé dans le courant de l'hiver de Mourmelon-le-Petit aux Marquises, le voilà maintenant qui quittait la Champagne, pour «Les H…d…M…», les Hauts-de-Meuse en clair. Du coup, ce n’était plus l’expression «Journal des Tranchées de Champagne», qui figurait dorénavant à la une, accolée au titre, mais «Ex-Journal des Tranchées de Champagne» et ce serait bientôt  «Journal des Tranchées» tout court.

NOVEMBRE 1918...
    L'armistice. Le cessez-le-feu. Ce n'était dans la journée du 11 que volées de cloches et sonneries de clairons dans toute la France.
    La guerre était finie. Le poilu allait pouvoir rentrer chez lui. C'était déjà en temps de guerre un héros. À l’arrière, même s’il y faisait plutôt désordre, il en imposait. «Une gérante d'hôtel appelait respectueusement un soldat : — “Monsieur le Poilu!”», rapportait Jean Psichari dans Le Figaro du 7 juillet 1918. Maintenant on allait le couvrir de fleurs. Mais qu'allait-il devenir? La guerre l’avait tellement changé!
    Le Poilu avait changé lui aussi. On le trouvait aujourd'hui «dans tous les bons Théâtres, dans les Tranchées, dans les Kiosques du Boulevard, dans les Gares, dans les bons rayons de Librairie». Le «Journal des Tranchées» était devenu le «Journal du Front», et ce serait bientôt le «Journal fondé sur le Front». Et la mention «Défendu aux embusqués» avait disparu de la une.

1922 : LE DERNIER NUMÉRO
    Finalement, Le Poilu publiera son dernier numéro en 1922 et son fondateur, Aristide Vève, disparaîtra à son tour en 1924. Il avait 57 ans.

    Les textes présentés ici sont extraits de : Le Poilu Troglodyte de Dominique Fradet. © Editions Fradet, Novembre 2014. Tous droits réservés.









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A la une du Poilu
daté du 18 avril 1915 :
"Les Poilus non Troglodytes",
un article signé du docteur Ève
— pseudonyme sous lequel
le docteur Vève signait ses articles —
et illustré par Harry.



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Le Poilu, juin 1916.
Dessin signé SEM.